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Deux accolades et deux signatures: le voyage du pape François à Abu Dhabi. Un commentaire de Marco Impagliazzo

4 Février 2019 - ABU DHABI, EMIRATS ARABES UNIS

Marco Impagliazzo

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Extrait tiré de la page Facebook de Marco Impagliazzo, président de la Communauté de Sant'Egidio

«Le voyage du pape François à Abu Dhabi dans les Emirats arabes unis (le premier pour un pape dans l'histoire de l'Eglise dans la péninsule arabe) a été caractérisé par deux accolades et deux signatures. L'accolade de paix avec le grand imam d'Al-Azhar, et donc avec le monde musulman sunnite, qui scelle un chemin de rencontres, dont je suis le témoin avec la Communauté de Sant'Egidio, dans "l'esprit d'Assise".  C'est une accolade qui a conduit à la première des deux signatures, celle d'un document conjoint entre l'Eglise catholique et l'Université Al-Azhar (le lieu culturel et religieux le plus important de l'islam sunnite) sur la fraternité humaine, pour la paix dans le monde et la cohabitation commune. Les deux hommes se déclarent "frères" avec toutes les implications positives que cette parole comporte. Les leaders des grandes religions mondiales et, humblement, la Communauté ont été témoins de ce chemin qui a porté à l'accolade et à la signature de ce document. C'est la réalisation du rêve de Jean-Paul II: les religions prient pour la paix et les unes pour les autres, et non plus les unes contre les autres.

Le pape a ainsi déclaré :
Aux religions incombe, dans cette situation historique délicate, une tâche qu’on ne peut renvoyer : contribuer activement à démilitariser le cœur de l’homme. La course aux armements, l’extension des propres zones d’influence, les politiques agressives au détriment des autres n’apporteront jamais la stabilité. La guerre ne sait pas créer autre chose que la misère, les armes rien d’autre que la mort ! La fraternité humaine exige de nous, représentants des religions, le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre. Rendons-le à sa misérable cruauté”.

La deuxième signature, le pape l'a apposée, conjointement à Al-Tayeb et aux deux souverains émiratis, sur la première pierre d'une nouvelle église dédiée à saint François, comme don des Emirats au pape et aux catholiques du pays. Telle est la seconde accolade de ce voyage. Des milliers et des milliers de catholiques, des migrants en provenance d'Asie et d'Afrique, cherchent en effet un avenir sur cette terre, tout en aidant leurs familles souvent restées au pays. Le pape a ainsi, de nouveau, embrassé une périphérie humaine et existentielle, heureuse de pouvoir recevoir la parole et l'accolade d'un père. Le Moyen-Orient n'est pas seulement une terre d'émigration mais aussi d'immigration. Le rêve que nous pouvons formuler est que ces personnes trouvent ici, outre l'accueil, une voie d'intégration. Avec toute la Communauté de Sant'Egidio, je suis le témoin heureux de ces accolades et de ces signatures».



Deux accolades et deux signatures: le voyage du pape François à Abu Dhabi. Un commentaire de Marco Impagliazzo
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